Un épisode de l’histoire de l’ASBO (6).

Après s’être inclinés 1-0 au stade Bollaert lors du match aller des 1/16eme de finale de coupe de France, les beauvaisiens recevaient Lens au stade P Brisson le mercredi 29 mars 1989. Encouragés par près de 6000 spectateurs, les joueurs de B Metsu allaient réaliser un nouvel exploit.

Dès le début de la rencontre, Lens, fort de son expérience au plus haut niveau, se porte vers l’offensive par Lefèvre mais Delargillière sauve sur sa ligne. Soutenus par un public acquis à la cause des beauvaisiens, les coéquipiers de José Pinot, réagissent et ouvre le score à la 23eme minute par Platto qui reprend un centre de Guion (1-0). Deux nouvelles occasions de Platto (26e) et Zaba (32e) clôture cette première période dominée par les beauvaisiens.

A la reprise, Lens, désireux de revenir au score porte le danger par Lefèvre (46e) et Magnier (50e). Cependant les joueurs beauvaisiens ne paniquent pas et laissent « passer l’orage ». D’ailleurs c’est Mazerand qui sonne la charge, mais celui-ci voit son tir frôler le poteau à la 63e minute. La réplique lensoise ne tarde pas mais Eddy Caullery stoppe en deux fois le tir de Furlan (67e). A la 84e minute, Rakela réalise un véritable festival sur le coté gauche et vient tromper Baïocco (2-0). Beauvais tient sa qualification pour les huitièmes de finale de la coupe de France.

Après Bordeaux et Lens, un nouveau club de D1, en l’occurrence Caen, va croiser la route des beauvaisiens et réalisera encore un autre exploit…

L’ASBO en National 2…..

En ces temps de confinement, le football n’est pas une priorité, mais le fait que l’ASBO évoluera en National 2 la saison prochaine nous procure une satisfaction (bien rare en ce moment) pour demain. L’objectif proposé par les coprésidents de Beauvais est atteint même si la saison n’a pas été à son terme, l‘ASBO était dans une bonne dynamique depuis quelques semaines. De plus l’équipe réserve et la « C » accèdent aussi  au championnats supérieurs, belle réussite, bravo à tous joueurs, staff, dirigeants, supporters et à tous ceux qui œuvre pour l’ASBO.

Le club est-il dans une dynamique positive ? attention avec ce que l’on a connu dernièrement. La saison prochaine sera déterminante dans le fait de savoir si l’ASBO cher à notre cœur de supporter est définitivement guérie.                                  ALLEZ BEAUVAIS et portez vous bien…

Un épisode de l’histoire de l’ASBO (5)

Lors de ce 7eme tour de la coupe de France, disputé le 21 décembre 1991, les beauvaisiens n’étaient pas gâtés par le tirage: ils devaient affronter le Red Star à Saint Ouen.

  Dès le début de la rencontre, le Red Star emmené par Safet Susic, se lance vers l’offensive. Samuel Michel qui, à la limite du hors-jeu, tire sur le poteau de Barbet. La riposte beauvaisienne ne tarde pas. A la 13eme minute,  un coup franc de Rakela est repoussé, Krawczyk reprend et oblige Kokkinis à se coucher. Beauvais continue son forcing, N Diaye récupère un ballon contrée dribble Kokkinis mais voit son tir raser le poteau. A la 30eme minute, Michel bien servi, résiste à la charge de Santos et ouvre le score pour le Red Star. En fin de première mi-temps Santos reçoit un second avertissement et doit quitter le terrain.

En seconde période, les hommes de Robert Herbin ont l’occasion de tuer le match par Rodionov qui, seul devant le but voit sa reprise repousser par Barbet. Courageux les beauvaisiens égalisent à 10 contre 11 par Delargillière qui reprend un coup franc de Rakela renvoyé par le poteau de Kokkinis. Les hommes de Bruno Metsu tiennent bon jusqu’aux prolongations. A la 102eme minute, Barbet est expulsé pour avoir stoppé irrégulièrement Samuel Michel. Les beauvaisiens se retrouvent donc à 9 contre 11 et sans gardien. C’est José Pinot qui prend place dans les buts beauvaisiens.                          Sur le coup franc, Sucic tire et voit le ballon heurter la transversale. Thierry Saxemard, ravi de l’échec du yougoslave le fait savoir gestuellement. L’arbitre n’apprécie pas et sort un carton rouge. Beauvais se retrouve à 8 contre 11. Il reste 20minutes à jouer! Seconde partie des prolongations, le Red Star assiège les buts beauvaisiens mais José Pinot fait front. A quatre minutes de la fin Rakela touché reste au sol et demande à être soigné, l’arbitre refuse, Beauvais se retrouve à 7 joueurs valides contre 11 jusqu’à la fin du match.

Le verdict se fera aux tirs au but. Dans cette série, Susic coté audonien rate son tir mais Rakela et Zaremba en font de même. Dommage Beauvais est éliminé mais a livré un match très courageux…

Un épisode de l’histoire de l’ASBO (4)

Depuis quelques semaines déjà, chacun pressentait, chacun savait, que la confrontation avec Lille ce 5 mai 1998 revêtirait un caractère particulier et une importance pour les deux clubs.

En effet si Lille se devait de vaincre dans l‘Oise pour espérer accéder à la Division 1, il en était de même pour l‘ASBO pour son avenir en Division 2. Conséquence de cet enjeu, une pression formidable pesait sur les acteurs de ce match, renforcée par la présence d’un public nombreux et anxieux dans un « Pierre Brisson« , théâtre de cette ultime représentation dans son ancienne configuration. La soirée sera à la hauteur de l’enjeu.

Après une première mi-temps en demi-teinte, les Lillois regagnent les vestiaires avec l’avantage d’un but inscrit à la 40e mn par Anthony Garcia. Mais Xavier Poitrinal, par 3 fois a du sortir le grand jeu pour préserver nos chances. Deuxième mi-temps, les minutent s’égrènent sans que nos joueurs ne parviennent à inquiéter Lille. Plus grave encore la radio annonce que l’ASBO, par le jeu des résultats sur les autres terrains, est désormais relégable. La pression monte encore d’un ton.

Soudain, alors qu’on ne l’attends presque plus, un premier rebondissement survient à la 83e mn avec un pénalty, sifflé en faveur de Beauvais. Bruno Roux s’approche du ballon alors que dans le public certains détournent les yeux dans l’attente de la délivrance. Bruno ne faillit pas et égalise… L’espoir renaît. A ce moment chacun évalue à nouveau nos chances de maintien redevenu possible si… Mais un deuxième coup de tonnerre sur Brisson coupe court à toutes supputations; nous sommes à la 87e mn, et Stéphane Dumoulin vient de décocher la « frappe de la saison » qui vient trouver la lucarne du gardien lillois, tant dépité qu’en colère après ses équipiers,  le public, la terre entière… Incroyable, fantastique, le public Beauvaisien exulte et communie avec son équipe pour les derniers instant de cet exploit qui permettra à l‘ASBO d’étrenner son nouveau Brisson » en division2.

Un épisode de l’histoire de l’ASBO (3)…

En ce samedi 14 mars 1987, l’équipe de Beauvais, l’ASBM (pas encore l‘ASBO à cette époque), a tout à craindre de son déplacement à Valenciennes. L’USVA vient d’enregistrer la signature de Didier Six, d’ailleurs se dernier se signale par quelques actions tranchantes qui permettent à l’USVA de marquer à la 4e mn, puis d’aggraver le score à la 10e mn, le match tourne au cauchemar pour Beauvais, VA trouve une 3eme fois le chemin des filets à la 30e mn. KO debout, l’ASBM parvient néanmoins à limiter la casse et à marquer avant la mi-temps, par Thierry Beau sur un centre de Bruno Roux.

Dans les vestiaires quelques vérités sont échangées, suivies des corrections d’usages. De retour sur la pelouse le discours se traduit rapidement par l’effet escompté. En effet, dès la 48e mn, un nouveau centre de Bruno Roux trouve Jean Michel Ferriere qui ramène le score à 3-2. Surpris les nordistes réagissent et le jeu se stabilise jusqu’à la 70e mn, ou Roger Zaba égalise dans un silence de mort que seule vient troubler la joie du banc beauvaisien. Sonnés les valenciennois ne savent plus à quel saint se vouer, mais pour eux le pire reste à venir…

Guy Platto, entré en jeu à la place de Patrick Martet, les poignarde définitivement à la 87e mn et permet à l‘ASBM de remporter une victoire ô combien magnifique. De retour aux vestiaires, les beauvaisiens laissent échapper leur Joie à la surprise de Martet, encore sous la douche et incrédule à l’annonce du résultat final.

Par leur volonté, leur unité et leur foi, les beauvaisiens ont signé ce soir-là un exploit qui fait date dans l’histoire du club, démontrant à l’occasion qu’un match dure au moins 90 minutes et qu’avant son terme, rien n’est acquis, ni définitif. Gageons  que les beauvaisiens d’aujourd’hui suivent l’exemple de leurs prédécesseurs qui nous ont temps fait rêver.

Un épisode de l’histoire de l’ASBO (2)….

 » C’était le 25 février 1989, Beauvais rencontrait Bordeaux (D1) pour le compte des 32eme de finale de la coupe de France au stade Moulonguet d’Amiens (à cette époque les 32eme de finale se déroulaient sur terrain neutre) et devant 9000spectateurs, les jeunes beauvaisiens allaient réalisés un véritable exploit.                                                                                                                                                                      Beauvais ouvrait le score par Guy Platto à la 28eme mn suite à un corner de Rakela, puis Bordeaux passait à la vitesse supérieure et Eddy Caullery devait faire face aux attaques bordelaises. Ferreri pensait égaliser à la 34eme mn mais Carreau sauvait sur la ligne. Les efforts bordelais étaient toutefois récompensés à la 43eme mn par Allen sur un centre d’Olsen.                                                                                       La deuxième période fût dominés par les beauvaisiens… Platto et Justier se heurtaient à Dominique Dropsy. Les prolongations ne donnèrent rien malgré les occasions de Justier pour Beauvais et de Olsen et Cantona pour Bordeaux.

Séance de tirs au but, Rakela, Mazerand et justier pour Beauvais et Ferreri et Allen pour Bordeaux marquent, Olsen et Dewilder pour Bordeaux et Musquère pour Beauvais ratent. 3 – 2 pour Beauvais se présente Eric Cantona tire une panenka mais Caullery n’avait pas bougé… et se saisit de la balle.

Beauvais poursuit son parcours en 16eme de coupe de France contre le racing club de Lens (D1). »

 

Un épisode de l’histoire de l’ASBO……

En cette période de disette, voici un petit bout de l’histoire de l‘ASBO.

«  C’était il y a dix huit ans, le 17 février 2002, 29eme journée de ligue2 (eh oui) l’ASBO se déplaçait à Saint Etienne au stade Geoffroy Guichard, le match était même retransmis sur Eurosport, et contre toute attente l‘ASBO s’imposait 2 – 1 but de Nicolas Girard sur pénalty et de Gael Sanz. Beauvais se retrouvait coleader avec l’AC Ajaccio avec 10pts d’avance sur le 5eme (les 4 premiers montaient).

Le regretté président Jean Claude Herbaut réputé pour sa froideur et sa communication limitée avait lâché en conférence de presse: « Si on bat Nancy samedi, on pourra dire que nous y sommes ». Oui mais voilà….. Beauvais n’a pas battu l’AS Nancy-Lorraine bouleversée par la mort accidentelle de son gardien Philippe Schuth. Aussi loin de la tendre proie escomptée, Nancy a joué et gagné    0 – 1 au stade Pierre Brisson un véritable match de coupe dédié à son cher disparu. Et ce soir-là, le ciel s’est mis de la partie, envoyant s’abattre sur Brisson, vent et grêle, au point que la rencontre fut interrompu un moment. Les dieux du stade s’étaient déchainés. « vu les conditions météorologiques, on aurait pas du jouer ce match contre Nancy, regrette en tout cas l’entraineur de l’époque Jacky Bonnevay, mais vu le contexte (ndlr: l’hommage à Schuth) on a laissé faire ».

Cependant, même après ce revers improbable l’ASBO  restait en position favorable. Las, en coulisses, la belle machine avait parallèlement commencer à se dérègler… D’abord le président avait refusé au coach un renfort au mercato, et avec un effectif trop limité en nombre, » trop court pour tenir jusqu’au bout » appuie Bonnevay. Un autre élément négatif fut la blessure d‘Alexandre Clément (fracture du 5eme métatarse), homme de base   de la meilleure défense du championnat et relais essentiel du coach, fit effectivement défaut sur le terrain comme en dehors. En particulier lors du crucial épisode de la négociation ratée des primes de résultats, l’affaire a si mal tourné que durant trois jours les joueurs ont refusé de s’entrainer. Autant de problèmes qui mirent fin à une formidable aventure. Beauvais, incapable de gagner un seul de ses neuf derniers matchs n’est finalement pas monté en L1. Un cas unique dans les annales, ce dont l’ASBO ne s’est jamais remise… 

Voilà comment on écrit l’histoire d’un club.               Pour les nostalgiques, les buts de ce match : www.youtube.com/watch?v=97ZWNhhGns0

Restez chez vous…..

Appliquez les gestes barrières et restez chez vous, plus les consignes seront appliquées plus vite vous retrouverez les joies du terrain et vous pourrez de nouveau apporter votre soutien à notre club de cœur l‘ASBO dans toutes les compétitions.

Prenez biens soins de vous et à bientôt.